Et voici une seconde salve de reviews express de quelques sorties VO de la semaine, enjoy !
Cela faisait bien longtemps finalement que la relation Batgirl/Nightwing, ou plutôt Barbara/Dick, n’avait pas été proprement remis sur le devant de la scène. On s’en rend compte à la lecture de ce numéro, par Gail Simone et Ardian Syaf, puisque toute une partie est dévolue à « l’amourette » entre les deux justiciers. Il faut dire que depuis que Barbara était devenue Oracle, sa carrière avait pris un tout autre tournant, et au final, son personnage aussi. Cela faisait forcément moins rêver, et surtout était, sans mauvais jeu de mots, un frein dans les possibilités scénaristiques, que d’avoir la jeune femme coincée à un fauteuil, plutôt que de la voir virevolter en l’air avec son héros de compagnon. Du coup, l’idylle reprend de plus belle, avec vigueur et passion, entre les deux protagonistes, au point que l’épisode est plus un rendez-vous amoureux (certes, un peu particulier), qu’une avancée dans l’histoire. Néanmoins, Gail Simone sait écrire un personnage féminin, c’est indéniable, c’est frais, et l’on se prend d’affection pour l’héroïne qui essaye de refaire surface. On en saura certainement plus sur Mirror, qui se la joue Destination Finale , dans les prochaines parties. Ardian Syaf signe des planches fouillées de très bonne facture. Un des « New 52″ à suivre assurément car c’est une réussite. Note : 8/10
Geoff Johns et Doug Mahnke contribuent à la destiné d’ Hal Jordan comme si le relaunch n’avait pas eu lieu, car il faut bien dire que s’il y a une série qui ne semble pas avoir été affectée, c’est bien celle ci. Du coup, l’intrigue reprend là où l’on s’était arrêté : souvenez-vous, Hal avait perdu son anneau et Sinestro était devenu le représentant ultime du corps des Green Lanterns. Seulement, du même coup, il manque au contraire des autres titres un certain regain d’intérêt dû aux changements par apport à l’avant relaunch. Ici, point de changements, donc moins de surprises pour les lecteurs, et par conséquence, les auteurs devraient faire bouger les choses de manière à ce qu’il n’y ait pas de baisse d’intérêt du lectorat pour ce titre. Eh bien, malheureusement, ce premier arc souffre d’une baisse de régime, il ne se passe pas grand chose depuis le début de la relance. Plus décevant encore, alors qu’on pouvait s’attendre à voir enfin plus de scènes avec Hal en civil, et donc l’humain derrière le masque, ce dernier redevient très (trop) vite un Green Lantern. Aussi, Johns repart encore sur une piste que les Gardiens auraient cachés depuis bien longtemps… Bref, sans être mauvais pour autant, on a l’impression d’avoir peut être fait le tour. L’intrigue permet cependant d’assister à un team up entre Sinestro et Hal Jordan, et c’est d’ailleurs là dessus que repose tout l’intérêt et la psychologie de ce numéro. Un brin décevant pour l’une des franchise star de la firme. Note : 6/10
Après un numéro 1 prometteur et un numéro 2 plutôt décevant, que nous réserve Scott Lobdell pour la troisième partie de son arc initial qui relance totalement la franchise ? Superboy est enfin libre et il se confronte au monde, réel cette fois, qui l’entoure. Il va croiser la route d’humains, mais aussi d’une ennemie qui va le renseigner un peu sur son état. Bon, le récit est assez brouillon dans l’ensemble, on sent que Lobdell a envie de semer diverses pistes et intrigues, mais il y a une sensation de lourdeur. Le fait est que c’est écrit « à l’ancienne », pas au point d’un Perez sur Superman , mais on est résolument plus dans les années 90′s. Cependant, la suite promet d’apporter son lot de révélations et, contrairement au second épisode, ça bouge plus dans le bon sens. R.B. Silva a un style qui empreinte aux codes du manga, et est assez minimaliste, ce qui n’est pas vraiment ma came. Un numéro en demi teinte mais dont la suite pourrait être intéressante. Note : 6/10
Je l’ai déjà dit, mais je vais me répéter : c’est ici que ça se passe ! J’en viens même à me demander pourquoi Rick Remender n’est pas plus « considéré » parmi les architectes Marvel, car, avec cette arc, il signe tout bonnement l’une des meilleures sagas des X-Men de ces 10 dernières années !! Archangel est devenu le nouveau Apocalypse, ou plutôt son successeur, et grâce au labo appelé « le monde », il a même créé tout un écosystème à son image, et c’est du propre. La team de X-Force, Wolverine en tête, tente de mettre fin à ses sombres desseins, et des alliés inattendus viennent leur prêter main forte. On se demandera comment donc Wolverine, une fois de plus, peut être là, à essayer d’éviter la fin du monde, et en même temps, être à la tête de la nouvelle Institue Xavier ? Mais bon, on a l’habitude. En revanche, ce qui me choque, c’est que ce soit à l’équipe « underground » de s’occuper d’une mission qui est juste la plus importante que les X-Men aient dû livrer ?! Mince quoi, je veux dire, entre les Razmockets d’Aaron et le Archangel de ouf de Remender, c’est quoi le plus dangereux?! Comme à chaque fois, il y a de l’action, des personnages à la psychologie travaillée, de bonnes répliques, des retournements de situations… Et les dessins de Jerome Opena ! Non, franchement, comment ne pas aimer cette lecture ? Et toujours, arrivé à la fin, je me dis que l’attente jusqu’au prochain (le grand final pour le coup) va être dure ! Note : 8,5/10
S’il y a un titre de Jason Aaron à suivre… C’est Scalped . Mais s’il y en un autre, et chez Marvel, c’est le Punisher Max ! Un peu comme Brubaker qui était parvenu à magnifier le travail de Bendis sur Daredevil en lui succédant, Aaron parvient à égaler, voire (ça dépend des points de vue et de ce que l’on attend de la série, car les deux versions sont différentes) à surpasser par moments, Garth Ennis qui a livré sur le personnage un run mémorable. Un combat psychologique, encore plus que physique, s’est engagé entre Frank Castle, Wilson Fisk, et son ex épouse Vanessa. Elektra, elle, est la carte joker dans ce jeux morbide, un jeu qui risque de tourner court pour l’un des protagonistes. Comme à chaque fois, on a droit à des scènes chocs, mais qui ont toujours un sens, et l’on se demande comment Aaron peut toujours aller plus loin dans la débauche, sans pour autant qu’elle soit (totalement) gratuite. Il a un peu cette faculté qu’a Kirkman dans Walking Dead , que de plonger de plus en plus dans la folie, mais avec panache ! Steve Dillon est égale à lui même : c’est donc assez uniforme, mais pour moi, c’est efficace car l’artiste aura marqué d’une empreinte indélébile le Punisher. Si vous avez le coeur bien accroché (et plus de 12 ans ^^), ne passez pas à coté de cette série ! Note : 8/10
Marcus Johnson, un soldat parti en Afghanistan pour servir son pays, revient aux USA pour assister aux obsèques de sa mère. Il ne lui faudra pas longtemps pour comprendre que quelque chose cloche, et qu’il n’est peut être pas la personne qu’il croit être. Dit comme ça, ce pourrait être intriguant, mais le problème est que ce premier numéro prend vraiment son temps et que c’est assez ennuyeux. On passe déjà une bonne partie du comic à suivre le personnage principal dans son quotidien à la guerre, et ce n’est décidément pas ce que je recherche en lisant un comic de super héros, moi qui aime m’évader du monde « réel ». Et encore, si cela était particulièrement bien écrit, pourquoi pas, mais là, il n’y a rien de transcendant ou que l’on n’ait pas déjà lu. Il faut attendre la toute fin pour y voir un intérêt, et le cliffhanger n’est pas non plus hyper puissant. Marvel tente, après Fear Itself, de se la jouer DC façon Generation Lost ou Brightest Day, avec deux séries à la périodicité particulière, et, à la fin, on a même droit à un mot d’un éditeur qui nous dit de surtout suivre ce titre, car Marcus Johnson va avoir toute une importance pour l’univers Marvel… Mouai, bof. Wild guess : à mon avis, il a un lien avec le Captain America noir. On verra. Quoi qu’il en soit, Chris Yost, Cullen Bunn et Matt Fraction signent tout de même à trois le scénario, et Scot Eaton livre des planches assez moyennes. Pour qualifier ce démarrage en un mot : moyen. Note : 5/10
Et on termine cette salve de reviews express de la semaine avec un petit bijou de compositions graphiques : Batwoman #3, par l’inimitable J.H. Williams III, au scénario et dessins, et W. Haden Blackman en co-scénariste. Que dire du point de vue graphique si ce n’est qu’on en prend vraiment plein les yeux comme à chaque numéro. Quasiment chaque page, ou double page, est conçu, pensé, en fonction du ton, de la direction que prend l’histoire. Aussi, comme cette dernière est franchement torturée, la composition des planches l’est tout autant. C’est de toute beauté, comme l’héroïne, qui évolue avec grâce de case en case, avec cette impression qu’elle sort limite du papier, tant il n’est pas rare que l’auteur, tel un Will Eisner, brise les codes de la mise en page. Cependant, car oui, il y a un bémol : aurions nous autant de louanges pour cette série si elle ne disposait pas de l’art de J.H. Williams III ? Car il faut bien le dire, le scénario souffre un peu parfois d’un manque de profondeur, se reposant un peu trop sur les dessins. Dommage, car avec une oeuvre plus poussée, nous atteindrions à coup sûr la perfection. Pour l’instant, cet épisode est un peu un entracte, le calme avant la tempête, où Kate Kane règle ses problèmes de coeur (et s’en crée de nouveaux) alors que l’ennemi se prépare à frapper. Toujours une expérience agréable néanmoins ! Note : 7,5/10
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